Au 5ème et dernier stade de sa croissance, la chenille continue à grignoter énergiquement et devient très très dodue ; elle peut mesurer jusqu'à 5 cm.
Elle se contorsionne pour grignoter, même en équilibre, et ses fausses pattes agissant comme des ventouses la tiennent bien fixée sur son support (10.07)
Chenilles quasiment à terme (23.06 et 09.07)
Arrivée à son terme, la chenille déambule un peu au sol, élimine un liquide brun et choisit le support sur lequel elle va se nymphoser, soit la plante sur laquelle elle s'est développée, soit un support à proximité.
Contrairement aux chrysalides dites "suspendues" tête en bas comme celles du
Vulcain, celle du Machaon est dite "ceinturée" ; un fin lien soyeux l'entoure à mi-corps, mais elle est aussi fixée par son "crémaster", espèce de velcro au bout de l'abdomen, agrippé au réseau soyeux qu'elle a déposé sur le support au niveau de l'apex de son abdomen.
Ci-dessous chenille en pré-nymphose, fixée au support après moult contorsions pour créer la "ceinture"...
...et chrysalide toute fraiche, qui émerge de la dernière peau de la chenille après moult contorsions à nouveau, une dernière secousse faisant tomber la petite boule de peau au sol.
La chrysalide se durcit, verte ou brune
Enfin le grand jour approche et cela se voit au fait que les motifs des ailes sont visibles à travers l'enveloppe de la chrysalide. Lorsque la chrysalide se "boudine" de plus en plus vers le bas, c'est que l'heure H n'est pas loin... mais c'est peut-être encore dans 2 h !
L'imago émerge et ses ailes se déplient petit à petit.
L'imago a émergé en expulsant un liquide orangé nommé méconium, visible ci-dessous à gauche dans l'exuvie de la chrysalide.
C'est toujours un plaisir de voir les imagos tout neufs aux belles couleurs, posés et se préparant à leur premier envol.
Celui-ci est né un 30 juillet pluvieux et nous l'avons déposé à l'abri.
Mais celui-là, observé devant chez nous, a déjà vécu (03.08.2014)
