MORPHOLOGIE des COLÉOPTÈRES
- noeudpap29
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MORPHOLOGIE des COLÉOPTÈRES
Bonjour à tous !
Dans la série MORPHOLOGIE des insectes, voici le sujet consacré aux COLÉOPTÈRES.
Toutes propositions d'amélioration sont les bienvenues et peuvent nous êtres adressées à la rubrique Petits Soucis et Grandes Suggestions dans le sujet "MORPHOLOGIE : propositions".
Bonne découverte,
Les Modérateurs
-°-°-°-°-°-°-°-°-°-°-°-°-°-°-°
Toujours utile, un GLOSSAIRE
Pour vous aider dans la compréhension des termes entomologiques, vous trouverez sur le forum du Monde Des Insectes un glossaire très complet.
Glossaire chez LMDI
Dans la série MORPHOLOGIE des insectes, voici le sujet consacré aux COLÉOPTÈRES.
Toutes propositions d'amélioration sont les bienvenues et peuvent nous êtres adressées à la rubrique Petits Soucis et Grandes Suggestions dans le sujet "MORPHOLOGIE : propositions".
Bonne découverte,
Les Modérateurs
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- noeudpap29
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Re: MORPHOLOGIE des COLÉOPTÈRES
Les COLÉOPTÈRES forment le plus grand ordre d'insectes, avec environ 20.000 espèces connues en Europe et environ 10.500 en France...
...et plus de 400.000 espèces connues dans le Monde !
Du grec "koléos" fourreau et "ptéron" aile, ils possèdent des ailes antérieures dures, les élytres, qui protègent comme un fourreau les ailes postérieures repliées dessous au repos et l'abdomen.
Les élytres ne sont pas utilisés pendant le vol mais servent à le stabiliser.
Plus ou moins épais et cornés, ils couvrent généralement la totalité de l'abdomen (ce qui n'est pas le cas pour la notable exception des Staphylins).
Coccinelle à 7 points (Coccinella septempunctata)

Particularité de quelques Scarabaeidae-Cetoniinae, leurs élytres restent fermés pendant le vol et laissent passer les ailes membraneuses utilisées pour le vol par une échancrure latérale.


Parfois les ailes postérieures sont absentes et les élytres peuvent être soudés entre eux : c'est par exemple le cas des Chrysomelidae du genre Timarcha, tel que le Grand crache-sang.
Dans de rares exceptions, des femelles vermiformes sont aptères, sans ailes ni élytres, comme celles du Ver luisant (Lampyris noctiluca)

Comme pour tous les insectes, leur corps est composé de 3 parties, tête, thorax, abdomen, et ils ont 6 pattes.
Ce staphylin, Philonthus cognatus, a des élytres très courts qui laissent son abdomen apparent.

...et plus de 400.000 espèces connues dans le Monde !
Du grec "koléos" fourreau et "ptéron" aile, ils possèdent des ailes antérieures dures, les élytres, qui protègent comme un fourreau les ailes postérieures repliées dessous au repos et l'abdomen.
Les élytres ne sont pas utilisés pendant le vol mais servent à le stabiliser.
Plus ou moins épais et cornés, ils couvrent généralement la totalité de l'abdomen (ce qui n'est pas le cas pour la notable exception des Staphylins).
Coccinelle à 7 points (Coccinella septempunctata)

Particularité de quelques Scarabaeidae-Cetoniinae, leurs élytres restent fermés pendant le vol et laissent passer les ailes membraneuses utilisées pour le vol par une échancrure latérale.


Parfois les ailes postérieures sont absentes et les élytres peuvent être soudés entre eux : c'est par exemple le cas des Chrysomelidae du genre Timarcha, tel que le Grand crache-sang.
Dans de rares exceptions, des femelles vermiformes sont aptères, sans ailes ni élytres, comme celles du Ver luisant (Lampyris noctiluca)

Comme pour tous les insectes, leur corps est composé de 3 parties, tête, thorax, abdomen, et ils ont 6 pattes.
Ce staphylin, Philonthus cognatus, a des élytres très courts qui laissent son abdomen apparent.

- noeudpap29
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Re: MORPHOLOGIE des COLÉOPTÈRES
CYCLE BIOLOGIQUE
Les Coléoptères sont des insectes holométaboles c’est-à-dire à métamorphose complète :
- avec un stade immobile, la nymphe,
- et les jeunes sont des larves différentes des adultes.
Coccinelle à sept points (Coccinella septempuncata)

Un ténéral est un imago qui n'a pas encore atteint sa couleur définitive après l'émergence.
L'ACCOUPLEMENT : la superposition est la règle, mais il y a toujours des exceptions.

Les Coléoptères sont des insectes holométaboles c’est-à-dire à métamorphose complète :
- avec un stade immobile, la nymphe,
- et les jeunes sont des larves différentes des adultes.
Coccinelle à sept points (Coccinella septempuncata)

Un ténéral est un imago qui n'a pas encore atteint sa couleur définitive après l'émergence.
L'ACCOUPLEMENT : la superposition est la règle, mais il y a toujours des exceptions.

- noeudpap29
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Re: MORPHOLOGIE des COLÉOPTÈRES
Les ANTENNES
Leur observation est très utile pour orienter l'identification vers une famille.
Le tableau qui suit donne une idée de la variété de formes des antennes des Coléoptères, avec un représentant de quelques familles.
De gauche droite et de haut en bas :
- Cerambycidae - Meloidae - Malachiidae
- Cleridae - Elateridae (Drilus ♂) - Elateridae
- Geotrupidae - Scarabeidae (Hanneton) - Silphidae
- Leiodidae - Carabidae - Lucanidae

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Leur observation est très utile pour orienter l'identification vers une famille.
Le tableau qui suit donne une idée de la variété de formes des antennes des Coléoptères, avec un représentant de quelques familles.
De gauche droite et de haut en bas :
- Cerambycidae - Meloidae - Malachiidae
- Cleridae - Elateridae (Drilus ♂) - Elateridae
- Geotrupidae - Scarabeidae (Hanneton) - Silphidae
- Leiodidae - Carabidae - Lucanidae

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- noeudpap29
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Re: MORPHOLOGIE des COLÉOPTÈRES
Carabidae - Féronie ovale (Pterostichus madidus)


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- noeudpap29
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Re: MORPHOLOGIE des COLÉOPTÈRES
Le prothorax porte la paire de pattes antérieures et les élytres ; le ptérothorax (qui comprend mésothorax + métathorax), soudé à l'abdomen, porte les deux autres paires de pattes et les ailes membraneuses.
Question de praticité, l'usage est de numéroter les pattes 1, 2 et 3 en partant des pattes antérieures, ainsi que les parties qui les constituent (coxa, trochanter, fémur, tibia, tarse).
Certaines clés utilisent les termes de Protibia/Protarse - Mésotibia/Mésotarse - Métatibia/Métatarse.
(Pro pour à l’avant, Méso pour au milieu et Méta pour à l’arrière)
Lucane Cerf-volant mâle (Lucanus cervus ♂)

Question de praticité, l'usage est de numéroter les pattes 1, 2 et 3 en partant des pattes antérieures, ainsi que les parties qui les constituent (coxa, trochanter, fémur, tibia, tarse).
Certaines clés utilisent les termes de Protibia/Protarse - Mésotibia/Mésotarse - Métatibia/Métatarse.
(Pro pour à l’avant, Méso pour au milieu et Méta pour à l’arrière)
Lucane Cerf-volant mâle (Lucanus cervus ♂)

- noeudpap29
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Re: MORPHOLOGIE des COLÉOPTÈRES
Focus sur les PATTES
Attention : le terme Métatarse est aussi utilisé pour désigner le 1er article du tarse, rattaché au tibia.
Outre le terme de tarsomère, les termes ci-dessous sont aussi utilisés, selon l'emplacement sur le tarse.
Lucane Cerf-volant mâle (Lucanus cervus ♂) : Patte postérieure gauche

Le distitarse (ou dernier article du tarse) des adultes porte 2 griffes entre lesquelles on distingue chez certaines espèces un empodium sous forme de soie comme ci-dessus.
Les coléoptères sont généralement pentamères : ils présentent des tarses à 5 articles.
Ils sont parfois tétramères (4 articles), voire cryptotétramères comme les Coccinelles, dont le 3ème article est à peine visible, très petit et caché (crypto) entre les lobes du 2ème article.
Quelques espèces sont trimères, avec des tarses à 3 articles.
Plus étonnant, chez certaines familles les tarses des 3 paires de pattes n’ont pas le même nombre d’articles, d’où le concept de Formule tarsale :
C’est une suite de trois chiffres, représentant le nombre de tarsomères respectivement des pattes 1 (x), 2 (y) et 3 (z) ce qui donne une formule x.y.z. Par exemple, chez les Tenebrionidae la formule tarsale est le plus souvent 5.5.4.
Cas classique de 5 tarsomères : patte 3 de Lucane Cerf-volant (Lucanus cervus) présentée ci-dessus.
Les Cerambycidae ou Longicornes sont Cryptopentamères, avec 5 articles dont le 4ème est peu visible, caché (crypto) entre les lobes du 3ème article et/ou par la pilosité.
Exemple : Patte 3 de Stenopterus rufus

Autre exemple avec un Curculionidae au 4ème article assez petit et moins visible, le charançon Hylobius abietis

Les pattes sont de formes très variées et adaptées aux mœurs des coléoptères.
Par exemple, la différence entre les pattes du mâle (pattes visibles ci-dessus) et de la femelle de Lucane Cerf-volant est flagrante ; la femelle s’enterre pour pondre et ses pattes antérieures et médianes sont adaptées, élargies et dentées.
Femelle Lucane Cerf-volant

Autres exemples : le Geotrupidae le Minotaure (Typhus typhaeus), à gauche, dont le couple creuse un terrier, ici un mâle…
et le Scarabaeidae la Cétoine dorée (Cetonia aurata), à droite, dont la femelle creuse compost ou terreau pour pondre.

La plupart des coléoptères aquatiques tels les Dytiscidae ont des pattes postérieures adaptées à la nage, comme une « rame ».
Avec parfois, sur les pattes postérieures, des poils qui facilitent la nage.

Patte arrière d'un Acilius sulcatus (Dytiscidae) avec des tarses élargis

Autre forme d'adaptation plus spectaculaire, les pattes avant d'un Dytiscus marginalis ♂.
Les trois premiers tarses sont élargis avec des ventouses sur la face inférieure, utilisées pour s'accrocher à la femelle pendant l'accouplement.
Dessus

Dessous, les ventouses

Attention : le terme Métatarse est aussi utilisé pour désigner le 1er article du tarse, rattaché au tibia.
Outre le terme de tarsomère, les termes ci-dessous sont aussi utilisés, selon l'emplacement sur le tarse.
Lucane Cerf-volant mâle (Lucanus cervus ♂) : Patte postérieure gauche

Le distitarse (ou dernier article du tarse) des adultes porte 2 griffes entre lesquelles on distingue chez certaines espèces un empodium sous forme de soie comme ci-dessus.
Les coléoptères sont généralement pentamères : ils présentent des tarses à 5 articles.
Ils sont parfois tétramères (4 articles), voire cryptotétramères comme les Coccinelles, dont le 3ème article est à peine visible, très petit et caché (crypto) entre les lobes du 2ème article.
Quelques espèces sont trimères, avec des tarses à 3 articles.
Plus étonnant, chez certaines familles les tarses des 3 paires de pattes n’ont pas le même nombre d’articles, d’où le concept de Formule tarsale :
C’est une suite de trois chiffres, représentant le nombre de tarsomères respectivement des pattes 1 (x), 2 (y) et 3 (z) ce qui donne une formule x.y.z. Par exemple, chez les Tenebrionidae la formule tarsale est le plus souvent 5.5.4.
Cas classique de 5 tarsomères : patte 3 de Lucane Cerf-volant (Lucanus cervus) présentée ci-dessus.
Les Cerambycidae ou Longicornes sont Cryptopentamères, avec 5 articles dont le 4ème est peu visible, caché (crypto) entre les lobes du 3ème article et/ou par la pilosité.
Exemple : Patte 3 de Stenopterus rufus

Autre exemple avec un Curculionidae au 4ème article assez petit et moins visible, le charançon Hylobius abietis

Les pattes sont de formes très variées et adaptées aux mœurs des coléoptères.
Par exemple, la différence entre les pattes du mâle (pattes visibles ci-dessus) et de la femelle de Lucane Cerf-volant est flagrante ; la femelle s’enterre pour pondre et ses pattes antérieures et médianes sont adaptées, élargies et dentées.
Femelle Lucane Cerf-volant

Autres exemples : le Geotrupidae le Minotaure (Typhus typhaeus), à gauche, dont le couple creuse un terrier, ici un mâle…
et le Scarabaeidae la Cétoine dorée (Cetonia aurata), à droite, dont la femelle creuse compost ou terreau pour pondre.

La plupart des coléoptères aquatiques tels les Dytiscidae ont des pattes postérieures adaptées à la nage, comme une « rame ».
Avec parfois, sur les pattes postérieures, des poils qui facilitent la nage.
Patte arrière d'un Acilius sulcatus (Dytiscidae) avec des tarses élargis

Autre forme d'adaptation plus spectaculaire, les pattes avant d'un Dytiscus marginalis ♂.
Les trois premiers tarses sont élargis avec des ventouses sur la face inférieure, utilisées pour s'accrocher à la femelle pendant l'accouplement.
Dessus
Dessous, les ventouses

- noeudpap29
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