Focus sur les PATTES
Attention : le terme Métatarse est aussi utilisé pour désigner le 1er article du tarse, rattaché au tibia.
Outre le terme de tarsomère, les termes ci-dessous sont aussi utilisés, selon l'emplacement sur le tarse.
Lucane Cerf-volant mâle (
Lucanus cervus ♂) : Patte postérieure gauche
Le distitarse
(ou dernier article du tarse) des adultes porte 2 griffes entre lesquelles on distingue chez certaines espèces un
empodium sous forme de soie comme ci-dessus.
Les coléoptères sont généralement
pentamères : ils présentent des tarses à 5 articles.
Ils sont parfois
tétramères (4 articles), voire
cryptotétramères comme les Coccinelles, dont le 3ème article est à peine visible, très petit et caché (
crypto) entre les lobes du 2ème article.
Quelques espèces sont
trimères, avec des tarses à 3 articles.
Plus étonnant, chez certaines familles les tarses des 3 paires de pattes n’ont pas le même nombre d’articles, d’où le concept de
Formule tarsale :
C’est une suite de trois chiffres, représentant le nombre de tarsomères respectivement des pattes 1 (x), 2 (y) et 3 (z) ce qui donne une formule x.y.z. Par exemple, chez les Tenebrionidae la formule tarsale est le plus souvent 5.5.4.
Cas classique de 5 tarsomères : patte 3 de Lucane Cerf-volant (
Lucanus cervus) présentée ci-dessus.
Les Cerambycidae ou Longicornes sont
Cryptopentamères, avec 5 articles dont le 4ème est peu visible, caché (
crypto) entre les lobes du 3ème article et/ou par la pilosité.
Exemple : Patte 3 de
Stenopterus rufus
Autre exemple avec un Curculionidae au 4ème article assez petit et moins visible, le charançon
Hylobius abietis
Les pattes sont de formes très variées et adaptées aux mœurs des coléoptères.
Par exemple, la différence entre les pattes du mâle (pattes visibles ci-dessus) et de la femelle de Lucane Cerf-volant est flagrante ; la femelle s’enterre pour pondre et ses pattes antérieures et médianes sont adaptées, élargies et dentées.
Femelle Lucane Cerf-volant
Autres exemples : le Geotrupidae le Minotaure (
Typhus typhaeus), à gauche, dont le couple creuse un terrier, ici un mâle…
et le Scarabaeidae la Cétoine dorée (
Cetonia aurata), à droite, dont la femelle creuse compost ou terreau pour pondre.
La plupart des coléoptères aquatiques tels les Dytiscidae ont des pattes postérieures adaptées à la nage, comme une « rame ».
Avec parfois, sur les pattes postérieures, des poils qui facilitent la nage.
Patte arrière d'un
Acilius sulcatus (Dytiscidae) avec des tarses élargis
Autre forme d'adaptation plus spectaculaire, les pattes avant d'un
Dytiscus marginalis ♂.
Les trois premiers tarses sont élargis avec des ventouses sur la face inférieure, utilisées pour s'accrocher à la femelle pendant l'accouplement.
Dessus
Dessous, les ventouses
